Ce que cache l’immonde « Loi Schiappa » – suite

 

par Gérard Luçon.

Cette loi passée en 2018 ne « légalisait pas » la pédophilie !!! C’est bien plus pervers et dégueulasse : elle a supprimé la notion de discernement conformément à la décision du Conseil d’État, en ne mettant plus aucune barrière d’âge ! Il y a 3 ans j’avais mentionné : « chez l’enfant de plus 5 ans, faisant de cet « enfant de 5 ans » et de l’adolescent un jeune responsable de ses actes ».

Quand j’ai publié cet article quelques pointillistes (mais vigilants) m’ont demandé d’où je tenais cette barrière de « 5 ans » qui n’apparaissait nulle part … effectivement, la barrière n’apparait pas, par contre l’éducation sexuelle à l’école, dès le plus jeune âge, fait que désormais l’enfant est averti et que donc il lui appartient de résister, de refuser, à défaut il pourra être considéré comme consentant !!! (à classer dans la rubrique « la perversité des lois »). En effet la Loi ne le dit pas et ne le permet pas ouvertement, mais c’est ce qu’on obtient en croisant les lois …

Voici le texte initial de mon article qui (à l’époque) a eu plus de 30 000 lecteurs sur Agoravox et plus de 110 000 sur Réseau International.

« C’est la fin de la justice des mineurs telle qu’elle existait depuis la 1ère guerre mondiale ! À l’époque (en 1912) le parlement français avait jugé utile de créer une justice des mineurs, était dans la foulée créée la fonction de Juge pour Enfants : Henri Rollet devenant le 1er magistrat pour enfants.

Vigoureusement opposé à la théorie du « criminel-né », de Lombroso, Henri Rollet inspira notamment deux lois :

  • la loi du 24 juillet 1889 qui permet de séparer l’enfant de ses parents, lorsque ces derniers sont reconnus « indignes » ;
  • la loi du 22 juillet 1912 qui fixe l’âge de la responsabilité pénale à treize ans et décide la création des tribunaux pour enfants.

Le travail de Henri Rollet sera largement complété par l’Ordonnance de 1945 créant l’Éducation Surveillée (devenue Protection judiciaire de la Jeunesse) comme partie intégrante du Ministère de la Justice, en en faisant une direction à part à l’intérieur de ce Ministère au même titre que l’administration pénitentiaire, la magistrature, …

13 ans donc, par cette loi de 1912, permet de définir l’âge de la responsabilité, donc l’âge de la capacité de « discernement » (pour ceux intéressés à une étude approfondie sur cette notion, voici un lien :

Le discernement, c’est la capacité à séparer le bien du mal, à conscientiser non seulement la gravité de ses propres actes mais aussi de ceux que l’ont subit.

Tout le monde se souvient, j’espère, de cette phrase de Finkielkraut défendant son copain Roman Polanski, violeur et sodomiseur d’une gamine américaine de 13 ans et demi : « À 13 ans ce n’est plus une enfant ». Effectivement, c’est choquant mais c’est un fait : à 13 ans passés elle était censée être en capacité de discerner, et donc de choisir.

Dites vous bien que désormais l’âge du discernement est « tombé » à 5 ans puisque l’enfant « victime » va devoir prouver qu’il était réellement victime et non pas consentant, complice, voire provocateur !!!

5 ANS … dans certains pays une jeune fille est pré-mariée dès qu’elle a ses premières règles, mais 5 ans …

Il ne reste plus qu’à supprimer la direction de la Protection judiciaire de la Jeunesse, étonnamment absente (écartée ?) dans ce débat sur la course en avant vers la reconnaissance de la pédophilie comme un acte normal, dès lors que l’enfant ne s’y oppose pas…

De fait nous pouvons désormais considérer que la « pédophilie » n’existe plus comme telle, il suffit désormais à Nordhal Lelandais de déclarer que la petite Maélys l’a provoqué, c’est immonde !!! C’est pour demain …

Précision : je suis ancien directeur à la Protection judiciaire de la Jeunesse (23 ans d’expérience avec des victimes et des coupables) et je suis écœuré par une telle remise en cause de toutes nos valeurs ». (fin de mon article de 2018)

*

Depuis cet été 2018 un certain nombre d’affaires sont sorties dans la presse, mentionnant des noms connus (Duhamel, Matzneff, Berry, aso…), cela a fait des « gorges chaudes », beaucoup de vent, cela a fait vendre des livres, peut-être même augmenter le tirage papier de certaines revues « people ». Apparemment toutes ces affaires particulièrement sordides vont se conclure par des « prescriptions », des « non-lieu », et de fait j’en suis arrivé à me demander si elles n’ont pas comme but majeur de banaliser ces faits, nous y habituer !

D’autres affaires aussi sont sorties, bien plus discrètes, comme ce magistrat du Tribunal de Dijon qui vient apparemment de ne se voir condamné qu’à ne plus exercer et qui conserve le droit de garde de sa fille !!! Alors que la loi précise que le risque de condamnation est doublé quand il s’agit d’une personne ayant autorité, cela semble ne pas s’appliquer pas aux « gens du sérail »… et cela rentre aussi dans la « banalisation » !

Extrait d’un article au sujet de ce magistrat :

« Le 12 juin 2020, une affaire bien sale apparaît dans la presse : un juge de Dijon proposait sa fille de 12 ans au viol sur un site de cul pour échangiste. Il propose d’abord sa fille à un utilisateur du site qui prévient immédiatement la police. La police, à son tour, met un agent sur le site en question. Là, rebelotte, le juge pédophile lui propose, à lui aussi, sa petite fille de 12 ans et lui envoie des photos d’elle en maillot de bain… L’affaire est passée sous silence. Étienne Manteaux, procureur de Besançon, tentera de garder le dossier secret mais une fuite de la presse l’obligera à rendre l’affaire publique ».

Cette modification concrète de nos repères moraux (la morale, la tradition, la coutume sont des éléments fondamentaux du droit) vient de se retrouver dans un vote au Parlement européen avec l’approbation haut et fort de « Bruxelles », et s’ajoute à la campagne de vaccination de « cobayes humains », ce qui nous amène à d’autres bases et repères : il n’y a plus « homme » et « femme », il y a un individu avec lequel la médecine peut jouer sans limites, les vaccins à base ARNm donc entraînant de potentielles modifications génétiques sont autorisés, l’homme peut désormais devenir « enceinte », la femme va t-elle devenir un être inutile, comme le retraité ? 

Et dire qu’au début il parait qu’elle a été créée à partir d’une côte, l’obsolescence programmée vient de la frapper durement : à la réforme, l’inutile !

Source: Réseau international