Ce que cache l’immonde « Loi Schiappa » – suite

 

par Gérard Luçon.

Cette loi passée en 2018 ne « légalisait pas » la pédophilie !!! C’est bien plus pervers et dégueulasse : elle a supprimé la notion de discernement conformément à la décision du Conseil d’État, en ne mettant plus aucune barrière d’âge ! Il y a 3 ans j’avais mentionné : « chez l’enfant de plus 5 ans, faisant de cet « enfant de 5 ans » et de l’adolescent un jeune responsable de ses actes ».

Quand j’ai publié cet article quelques pointillistes (mais vigilants) m’ont demandé d’où je tenais cette barrière de « 5 ans » qui n’apparaissait nulle part … effectivement, la barrière n’apparait pas, par contre l’éducation sexuelle à l’école, dès le plus jeune âge, fait que désormais l’enfant est averti et que donc il lui appartient de résister, de refuser, à défaut il pourra être considéré comme consentant !!! (à classer dans la rubrique « la perversité des lois »). En effet la Loi ne le dit pas et ne le permet pas ouvertement, mais c’est ce qu’on obtient en croisant les lois …

Voici le texte initial de mon article qui (à l’époque) a eu plus de 30 000 lecteurs sur Agoravox et plus de 110 000 sur Réseau International.

« C’est la fin de la justice des mineurs telle qu’elle existait depuis la 1ère guerre mondiale ! À l’époque (en 1912) le parlement français avait jugé utile de créer une justice des mineurs, était dans la foulée créée la fonction de Juge pour Enfants : Henri Rollet devenant le 1er magistrat pour enfants.

Vigoureusement opposé à la théorie du « criminel-né », de Lombroso, Henri Rollet inspira notamment deux lois :

  • la loi du 24 juillet 1889 qui permet de séparer l’enfant de ses parents, lorsque ces derniers sont reconnus « indignes » ;
  • la loi du 22 juillet 1912 qui fixe l’âge de la responsabilité pénale à treize ans et décide la création des tribunaux pour enfants.

Le travail de Henri Rollet sera largement complété par l’Ordonnance de 1945 créant l’Éducation Surveillée (devenue Protection judiciaire de la Jeunesse) comme partie intégrante du Ministère de la Justice, en en faisant une direction à part à l’intérieur de ce Ministère au même titre que l’administration pénitentiaire, la magistrature, …

13 ans donc, par cette loi de 1912, permet de définir l’âge de la responsabilité, donc l’âge de la capacité de « discernement » (pour ceux intéressés à une étude approfondie sur cette notion, voici un lien :

Le discernement, c’est la capacité à séparer le bien du mal, à conscientiser non seulement la gravité de ses propres actes mais aussi de ceux que l’ont subit.

Tout le monde se souvient, j’espère, de cette phrase de Finkielkraut défendant son copain Roman Polanski, violeur et sodomiseur d’une gamine américaine de 13 ans et demi : « À 13 ans ce n’est plus une enfant ». Effectivement, c’est choquant mais c’est un fait : à 13 ans passés elle était censée être en capacité de discerner, et donc de choisir.

Dites vous bien que désormais l’âge du discernement est « tombé » à 5 ans puisque l’enfant « victime » va devoir prouver qu’il était réellement victime et non pas consentant, complice, voire provocateur !!!

5 ANS … dans certains pays une jeune fille est pré-mariée dès qu’elle a ses premières règles, mais 5 ans …

Il ne reste plus qu’à supprimer la direction de la Protection judiciaire de la Jeunesse, étonnamment absente (écartée ?) dans ce débat sur la course en avant vers la reconnaissance de la pédophilie comme un acte normal, dès lors que l’enfant ne s’y oppose pas…

De fait nous pouvons désormais considérer que la « pédophilie » n’existe plus comme telle, il suffit désormais à Nordhal Lelandais de déclarer que la petite Maélys l’a provoqué, c’est immonde !!! C’est pour demain …

Précision : je suis ancien directeur à la Protection judiciaire de la Jeunesse (23 ans d’expérience avec des victimes et des coupables) et je suis écœuré par une telle remise en cause de toutes nos valeurs ». (fin de mon article de 2018)

*

Depuis cet été 2018 un certain nombre d’affaires sont sorties dans la presse, mentionnant des noms connus (Duhamel, Matzneff, Berry, aso…), cela a fait des « gorges chaudes », beaucoup de vent, cela a fait vendre des livres, peut-être même augmenter le tirage papier de certaines revues « people ». Apparemment toutes ces affaires particulièrement sordides vont se conclure par des « prescriptions », des « non-lieu », et de fait j’en suis arrivé à me demander si elles n’ont pas comme but majeur de banaliser ces faits, nous y habituer !

D’autres affaires aussi sont sorties, bien plus discrètes, comme ce magistrat du Tribunal de Dijon qui vient apparemment de ne se voir condamné qu’à ne plus exercer et qui conserve le droit de garde de sa fille !!! Alors que la loi précise que le risque de condamnation est doublé quand il s’agit d’une personne ayant autorité, cela semble ne pas s’appliquer pas aux « gens du sérail »… et cela rentre aussi dans la « banalisation » !

Extrait d’un article au sujet de ce magistrat :

« Le 12 juin 2020, une affaire bien sale apparaît dans la presse : un juge de Dijon proposait sa fille de 12 ans au viol sur un site de cul pour échangiste. Il propose d’abord sa fille à un utilisateur du site qui prévient immédiatement la police. La police, à son tour, met un agent sur le site en question. Là, rebelotte, le juge pédophile lui propose, à lui aussi, sa petite fille de 12 ans et lui envoie des photos d’elle en maillot de bain… L’affaire est passée sous silence. Étienne Manteaux, procureur de Besançon, tentera de garder le dossier secret mais une fuite de la presse l’obligera à rendre l’affaire publique ».

Cette modification concrète de nos repères moraux (la morale, la tradition, la coutume sont des éléments fondamentaux du droit) vient de se retrouver dans un vote au Parlement européen avec l’approbation haut et fort de « Bruxelles », et s’ajoute à la campagne de vaccination de « cobayes humains », ce qui nous amène à d’autres bases et repères : il n’y a plus « homme » et « femme », il y a un individu avec lequel la médecine peut jouer sans limites, les vaccins à base ARNm donc entraînant de potentielles modifications génétiques sont autorisés, l’homme peut désormais devenir « enceinte », la femme va t-elle devenir un être inutile, comme le retraité ? 

Et dire qu’au début il parait qu’elle a été créée à partir d’une côte, l’obsolescence programmée vient de la frapper durement : à la réforme, l’inutile !

Source: Réseau international

Élections départementales des 20 et 27 juin 2021

Quel avenir pour vos enfants ?

Entre la distanciation sociale, le masque qui entrave la respiration, le vaccin à vie et la reconnaissance faciale ; vous pensez peut-être que l’on peut s’y prendre autrement ?

Par exemple, avec l’ouverture de lits d’hôpitaux, une médecine qui respecte le serment d’Hippocrate « en premier lieu ne pas nuire ». Et surtout, la liberté des médecins de prescrire, notamment les traitements précoces.

Je m’appelle Gwladys LUSSERT-RADOUANE, je travaille en laboratoire en milieu hospitalier. J’habite Trappes depuis vingt ans. Inspirée par le Docteur Louis Fouché, je me présente grâce à France Démocratie Directe.

Maman de deux enfants, je suis particulièrement préoccupée par les idées dangereuses du gouvernement qui abaisse l’âge du consentement sexuel à 13 ans. Cela ouvre la porte aux prédateurs pédocriminels.

Pour s’en sortir, je pense que nous devons avant tout récupérer notre liberté d’expression. Ainsi que le libre choix en santé.

Nous devons nous écouter les uns les autres. Aussi, si je suis élue, je mettrai à votre disposition un site internet pour que vous puissiez vous exprimer sur les sujets proposés au Conseil départemental.

Nous sommes souverains. Si nous sommes d’accord, rien ni personne ne peut nous entraver.

Les 20 et 27 juin prochains, libérez-vous !

Télécharger cette circulaire au format PDF

Etat d’urgence sanitaire : le scandaleux déni du Conseil d’Etat !

Le 6 mars dernier, le mathématicien Vincent PAVAN représenté par son avocat Clarisse SAND a déposé un recours devant le Conseil d’État pour qu’il examine si la situation actuelle peut légitimement être qualifiée de « catastrophe sanitaire » et donc justifier un État d’urgence sanitaire. Cette demande a fait l’objet d’une réponse affligeante du gouvernement puis d’un rejet scandaleux de la part du Conseil d’Etat. Résumé du document + réponse du gouvernement : https://drive.google.com/file/d/1bTcpUHKQ2Q53IhvskhkWzTK4j1GtS7mX/view?usp=sharing Réponse du Conseil d’État : https://www.cercledroitetliberte.fr/wp-content/uploads/2021/03/450406_450407_450409_450412_association_le_cercle_droit_et_liberte-1.pdf

Les mesures prises pour l’épidémie ont-elles vraiment sauvé des vies ?

Nous sommes en 2021 et des mesures de restrictions continuent d’être appliquées dans une grande partie des pays occidentaux. Pour les gouvernements, il s’agit de la bonne façon de protéger les gens de l’épidémie. Dans les vidéos précédentes, nous avons vu de plein de manières différentes que la mortalité sur l’année 2020 n’est finalement pas impressionnante. On a vu que le nombre de décès en France en 2020 s’explique d’abord par le vieillissement des français. De plus, il n’y a pas eu d’épidémie sérieuse en 2019 et donc c’est une année avec très peu de décès. C’est un peu pareil pour 2018 en atténué. L’année 2020 est donc ce que l’on appelle une année moisson pendant laquelle nous avons eu beaucoup de décès de personnes qui d’habitude seraient décédées un an ou deux ans plus tôt. Il s’agit donc d’un phénomène de rattrapage des années 2018 et 2019. Les années moissons ont lieu tous les 2 à 3 ans. C’est notamment pour cette raison que l’âge des personnes décédées est très élevé. Enfin, jusqu’ici la forte mortalité des années moissons était en partie compensée par une baisse régulière de la mortalité ce que l’on résume en disant que l’espérance de vie augmente. Depuis quelques années l’espérance de vie a commencé à stagner, comme si nous étions arrivés à une sorte de palier. Ce palier est peut-être naturel ou est peut-être le signe que la politique de santé reposant sur la rentabilité financière n’est pas la bonne. Tous ces éléments sur la mortalité 2020 pour la France sont détaillés dans une dizaine de vidéo de ma chaîne. Le même type d’analyse commence à arriver dans des papiers scientifiques français ou d’autres pays comme la Belgique ou la Suisse. Puisque le phénomène des baby-boomers, la faible mortalité de l’année 2019 et la stagnation de l’espérance de vie ont touché quasiment tout le monde occidental, ces analyses vont se démultiplier avec l’arrivée des chiffres définitifs et complets pour l’année 2020. Si vous lisez ou regardez les médias, vous avez pu voir les discours des politiques et des journalistes changer. Au fur et à mesure que tombent toutes les analyses de la mortalité dans les pays occidentaux, tout le monde se rend compte aujourd’hui que la catastrophe annoncée n’est finalement pas arrivée du tout. Pour mémoire, la catastrophe a été annoncé par des illuminés comme Neil Ferguson qui annonce la fin du monde à chaque grippe. En France, 400 000 morts de la maladie étaient annoncées sur l’année quelles que soient les mesures. Ajoutées aux 600 000 décès habituels, cela aurait dû faire 1 million de morts en France en 2020. On en a finalement eu 660 000. La plupart des politiques et journalistes ont arrêté de prétendre que 2020 a été une hécatombe, mais affirment que si le monde s’en est aussi bien sorti, c’est grâce à l’efficacité de leurs mesures. Ils se servent donc de ce raisonnement pour continuer à maintenir les restrictions Plutôt que de devoir prouver que les restrictions servent à quelque chose, ils les appliquent et annoncent la fin du monde si jamais on les enlève. Il faut bien se rendre compte de la stupidité et de la dangerosité de ce raisonnement. Si des gens coulent du nez et qu’un charlatan leur donne de la mort au rat en guise de médicament, vous aurez la moitié des gens qui vont mourir et le charlatan va dire : « ouf, heureusement que je leur ai donné mon médicament, vous avez vu comme ce virus était dangereux ! ». C’est ce type de raisonnement qui a justifié les saignées pendant des siècles. Heureusement depuis, on est passé à autre chose. Avec ce type de raisonnement, on peut aussi faire un sacrifice tous les jours pour que le soleil continue à se lever. Il suffit de promettre la catastrophe si on arrête. Ce principe de faire peur, c’est la base du charlatanisme. Juste si on réfléchit 2 minutes. Lorsque l’on a une épidémie, que l’on prend des mesures et qu’au final on a plus de décès que d’habitude sur une courte période, on n’en déduit pas que les mesures sont bonnes et que le virus est dangereux. A minima, on en déduit que la combinaison virus-mesure n’est pas bonne du tout. il serait peut-être temps de remettre en question les mesures prises. Les défenseurs de ces mesures s’appuient toutefois sur des études scientifiques pour annoncer le nombre de vies sauvées grâce à leurs décisions. Dans cette vidéo, on va commencer par montrer que les études défendant les mesures et quantifiant les vies sauvées sont basées sur une arnaque intellectuelle. Les modèles mathématiques ne sont pas utilisés pour comprendre un phénomène, mais sont dévoyés pour faire la promotion des mesures. On verra en détail l’arnaque dans un article publié dans la revue NATURE (https://www.nature.com/articles/s41586-020-2404-8) considérée comme l’une des plus grandes revues scientifiques de notre époque. Dans la deuxième partie de la vidéo, on va regarder, ce qu’il se passe en France pendant les périodes épidémiques et ce que l’on peut déduire des mesures prises en 2020.

La démocratie directe

Bonjour, nous allons nous intéresser au concept de démocratie directe, voir ce qu’il a d’illusoire dans la société française actuelle. Mais pour ne pas être totalement négatifs nous introduirons le concept constituante citoyenne, qui donne un chemin à ceux qui veulent vivre en démocratie directe.

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Alors d’abord, de quoi parlons-nous ? La démocratie directe, ou démocratie pour certains, est un système politique qui a fonctionné à Athènes entre le Vème et le IIIème siècle avant notre ère. À l’époque et à cet endroit, les citoyens habilités à porter les armes votent directement les lois, il définissent même l’ordre du jour de l’Assemblée, appelée Ecclesia. Bien entendu, les esclaves n’ont pas besoin de porter les armes pour l’accomplissement de leurs tâches, pas plus que les étrangers, les métèques du reste. Quant-aux femmes, elles sont déjà suffisamment redoutables comme ça.

Alors, on voit bien que pour cette raison, la démocratie directe est complètement impossible en France, car les citoyens étant désarmés, ils ne peuvent faire respecter quoi que ce soit de politique qui ne leur soit reconnu par la Constitution. On le voit par exemple le 4 février 2008, lorsque le Congrès piétine la résolution référendaire du 29 mai 2005. Autour du château de Versailles, des mécontents qui manifestent, mais cela ne change strictement rien face à l’arbitraire présidentiel.

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Une autre raison qui rend illusoire toute velléité pour la démocratie directe, c’est le nombre. Une démocratie directe avec 30000 citoyens athéniens armés, cela peut se comprendre, mais avec 60 000 000 de Français libres et égaux en théorie c’est tout de suite plus compliqué. Les humeurs du peuple étant changeantes au gré des émotions partagées, il est à craindre que les ordres, contres-ordres, seraient encore plus légions que ceux dispensés par notre gouvernement préféré. Enfin, ouvrez les yeux, la démocratie est garante du respect de la volonté populaire, mais certainement pas de l’efficacité de l’état.

Or l’efficacité de l’état, c’est important tout de même. S’il n’est pas efficace, il ne sert à rien. Or, et nous pouvons être fiers de cela en France, la Constitution ne met pas d’entrave significative à l’efficacité de l’état. Déjà, on sait qui est le chef. Je fais cette remarque, car chez d’autres peuples pourtant plus puissants mais organisés en fédérations, la question est beaucoup plus délicate. On le voit notamment dans les difficultés actuelles aux États-Unis d’Amérique. Mais aussi dans la protection sociale, qui est beaucoup plus avancée en France que chez l’oncle Sam.

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Alors me direz-vous, quel est le problème ? Ben le problème vous le savez bien, c’est la corruption des élus. Et c’est pour cela même que des gens qui découvrent la politique sont tant séduits par l’idée de la faire sans élu, en démocratie directe. Ce à quoi je réponds, soit, mais pourquoi ne pas prendre le problème à la racine, et s’attaquer à la corruption des élus ? Parce que franchement, le peuple n’est pas très honnête lorsqu’il se plaint de la corruption des élus, car les élus, c’est lui qui les choisit. Donc le peuple, c’est le mec qui fait mal son travail et qui après dit que c’est de la faute des autres.

Qu’il faudrait faire sans eux… Non, je pense réellement qu’il faut prendre la chose de manière plus apaisée, et qu’il faut demander au peuple ce qu’il empêche de choisir plus correctement ses élus. Alors bon, nous n’allons pas répondre à la place du peuple, mais munis d’une certaine expérience pratique de la chose, nous savons nous, ce qui nous empêche parfois de bien choisir.

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Déjà le choix, ce n’est pas nous qui choisissons les candidats, ce sont les partis. Cela est particulièrement vrai aux Présidentielles et aux législatives. Mais on retrouve cela dans des scrutins plus locaux comme les régionales ou les départementales. Avec il est vrai une exception de taille au municipales dans les petites communes, où ce sont des citoyens non encartés qui incitent la bonne poire des lieux à se présenter.

Le choix, que pouvons nous faire là dessus ? Pas facile de répondre, mais les citoyens concernés peuvent trouver des moyens pour désigner de bonnes candidatures citoyennes. Il peuvent par exemple, comme la loi le permet le plus souvent, demander aux mairies les listes électorales des communes de la circonscription. Et par la suite tirer au sort quelques électeurs de la circonscription, leur demander individuellement qui ils verraient bien conseiller départemental par exemple. Enfin, parmi les candidats consentants, stimuler ceux qui ont le plus conscience des enjeux et des difficultés.

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Mais le manque de candidatures citoyennes n’est pas la seule chose qui le restreint dans son choix. Car le peuple, son choix, il est dans ce qu’il voit. Donc la question est aussi celle des candidatures visibles. Alors, comment rendre visible une candidature citoyenne ? La réponse la plus simple, c’est qu’il suffit qu’elle soit soutenue par un parti. Je ne parle pas de candidature de parti, je parle de candidature individuelle soutenue par un parti. Quoique, cela peut aussi être la candidature d’un parti, après tout, les politiciens ne sont pas forcément tous pourris.

Car en fait, ce qui les pourrit, c’est ce à quoi ils doivent leur élection. Or plus ils doivent tout à leur parti, plus ils sont dans la main de ceux qui aident le parti. C’est pourquoi une petite légitimité citoyenne, même si elle ne vient que d’un citoyen tiré au sort sur les listes électorales, peut aider à faire la différence entre plusieurs apparatchiks prétendants à l’investiture. Mais dans ce cas, le candidat doit beaucoup au tiré au sort, ce Français lambda qui l’a désigné. À lui de s’en souvenir.

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Voilà, c’est ce qui s’appelle la constituante citoyenne : des citoyens aident le peuple à choisir ses représentants. Tout cela reste informel, car sitôt cela deviendrait formel, sitôt le pouvoir en place s’en emparerait pour resserrer les liens de la dictature. Par contre, les citoyens qui se bougent les fesses pour aider leurs concitoyens à voter, eux font usage de leur pouvoir qui n’est pas que de voter. Eux sont dans la démocratie directe.

Pour le RIC invisible

Je suis pour le RIC invisible. Invisible, ça veut dire invisible dans la constitution. Vous pourrez me demander : pourquoi ?

Dans ce cas, moi aussi je pourrai vous poser une question. Car après tout, si vous m’en posez une, pourquoi ne pourrais-je pas faire de même ? Surtout qu’il y a peut-être une autre question que vous souhaiteriez me poser : le RIC invisible, c’est quoi ?

Chaque chose en son temps.

Commencez par répondre, vous.

Voici ma question, ma première question : avez-vous l’impression que l’action des politiques a tendance à être dictée par les financiers multinationaux, et que en fait le capital règne sur nos pays ?

Si votre réponse est non, désolé de vous avoir importuné, vous pouvez quitter cet article.

Si votre réponse est oui, alors je vous pose une deuxième question. Après je réponds aux vôtres, promis.

Dites-moi, où est-il écrit dans la constitution que les financiers vont écrire les lois ? Où est-il écrit dans la constitution que l’argent est Roi ?

Ici, donc, deux possibilités. Soit vous savez, et alors ça tombe bien parce que moi je ne sais pas, et vous pouvez nous faire profiter de vos lumières dans la section commentaires en dessous de cet article.

Soit vous dites « nulle part », et auquel cas je vous accorde que je suis tout-à-fait d’accord avec vous sur ce point.

C’est donc à mon tour de prendre la parole et de répondre à vos interrogations.

Alors, pourquoi le RIC invisible ? Parce que l’important n’est pas qu’il soit dans la constitution, mais qu’il soit effectif. De la même manière que l’argent règne dans nos pays sans être mentionné dans la constitution, le RIC doit s’effectuer sans y laisser de trace. Ou très peu.

Le RIC invisible, c’est quoi ? Comment ça marche ?

Alors en fait, il se base sur une procédure qui existe déjà dans la constitution, et qui a d’ailleurs été expérimentée il n’y a pas si longtemps. Je pense au référendum d’initiative partagée — d’initiative parlementaire en fait — qui précise qu’à l’initiative d’un cinquième des députés de l’Assemblée Nationale, et si ces derniers sont soutenus par une dixième du corps électoral, alors on peut organiser un référendum portant sur la question posée par les députés.

Vous pourrez me dire, oulà, mais il y a embrouille là, car l’initiative et le choix de la question sont parlementaires, il n’y a pas vraiment d’initiative citoyenne là dedans.

C’est vrai, mais il y a un tout petit changement qui pourrait faire que l’initiative en serait citoyenne. Un tout petit changement non constitutionnel, mais simplement factuel. En fait il suffirait que les députés représentent les citoyens. Vraiment.

Alors, me direz-vous, n’est-ce pas déjà le cas ?

Non.

Non, c’est impossible, car la manière dont ils sont élus les met dans la main du capital. Vous pourrez toujours exhiber deux-trois députés ça et là qui semblent faire leur travail, mais la grande majorité des députés est corrompue. La preuve, elle a voté le CETA.

D’ailleurs, on le remarque bien, les citoyens tirés au sort de la convention sur le climat ont parmi leurs 149 propositions émis le souhait de renégocier ce traité transatlantique, donc de le refuser en l’état, mais Macron a dit non. Il a été élu pour cela d’ailleurs. Il a été aidé par les milliardaires car il était le seul candidat aux présidentielles ouvertement favorable au CETA.

Mais les citoyens, eux, sont contre le CETA, une fois que l’on leur a expliqué de quoi il s’agit. Mais ce n’est pas l’objet de cet article.

Là, on en est où au fait ?

Ah oui, si les députés représentaient les citoyens, alors la volonté des citoyens serait portée par les députés qui pourraient enclencher des référenda de part le dispositif existant déjà dans la constitution.

Mais tout cela est encore très vague, ce n’est pas assez concret. C’est, gazeux, comme dirait Moscovici.

Parce que la volonté des citoyens, ça ne veut pas dire grand chose. De quels citoyens parle-t-on ? 50 millions de citoyens vont-ils discuter entre eux pour exprimer quelle est leur volonté ? Cela n’a pas de sens. Tout le monde n’a pas le temps ou l’envie de parler en permanence de sa volonté politique. Car la vie politique n’est qu’une toute petite partie de la vie. Il y a la vie affective, la vie familiale, la vie professionnelle, quand on a la chance d’avoir un travail, la vie spirituelle quand on veut bien s’y intéresser, qui sont beaucoup plus importantes.

Non, pour que ce soit concret, il faut que ce soit discrétisé. N’attendons rien de la masse informe. Écoutons les citoyens concrets.

Là dessus d’ailleurs, faisons comme Macron. Tirons au sort des citoyens. Mais tirons-les directement au sort sur les listes électorales. Et pas 150. Parce que 150 c’est arbitraire. Mais 577. Car 577 c’est le nombre de députés. 577 c’est le nombre de sièges au Palais Bourbon, là où sont assis les députés. C’est concret.

Et ces 577 citoyens tirés au sort sur les listes électorales, qu’est-ce qu’ils font ? Eh bien si on veut qu’ils soient écoutés par les députés, ce sont eux qui doivent les désigner. Ainsi les députés, au lieu de relayer les désirs des milliardaires qui les ont fait élire, relayeront les préoccupations des citoyens qui les auront concrètement élus.

En quelque sorte, ces 577 citoyens doivent être de grands électeurs.

C’est ça, le RIC invisible.